Piano LED Plus : notre test sur un Yamaha PSR-S910
Nous avons branché le Piano LED Plus, vu dans « Qui veut être mon associé ? », sur un clavier arrangeur Yamaha PSR-S910. Une fois connecté, la bande LED suit bien le jeu. La connexion, elle, demande de la patience.



7 moisPublié le 27 février 2026 à 03:08Mis à jour le 30 septembre 2026 à 00:09
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Test réalisé par Alban. Piano LED Plus acheté fin février 2026, juste après son passage dans « Qui veut être mon associé ? ».
Présenté en février 2026 dans « Qui veut être mon associé ? » sur M6, le Piano LED Plus promet d'apprendre des morceaux sans lire de partition : une bande LED fixée au-dessus du clavier allume les touches à jouer, pilotée par un boîtier relié à l'instrument et par l'application Piano LED. Nous l'avons acheté et testé sur un Yamaha PSR-S910, un clavier arrangeur 61 touches, avec l'application sur iPhone (nous n'avons pas pu tester la version Android). Voici ce qui fonctionne, et ce qui coince.

L'installation sur un clavier arrangeur
Le boîtier se branche en USB sur le clavier et s'alimente par un câble muni d'un interrupteur. Sur le PSR-S910, nous l'avons simplement posé à droite de l'écran, sur la grille du haut-parleur. La bande LED se fixe ensuite au-dessus des touches. Au moment de le ressortir pour ce test, l'application a imposé une mise à jour du boîtier, annoncée pour 5 à 10 minutes.
La bande (123 cm selon le fabricant) se colle par un adhésif intégré, et la pose est définitive : impossible de la repositionner ou de la retirer proprement pour passer d'un clavier à l'autre. Nous aurions préféré une fixation par velcro, qui aurait permis de l'enlever entre deux séances ou de la déplacer sur un autre instrument.


La connexion : le vrai point faible
C'est l'étape qui nous a le plus agacés. Établir la liaison entre l'application, le boîtier et le clavier ne se fait pas du premier coup : il faut jouer avec les interrupteurs, couper, rallumer, et recommencer jusqu'à ce que la connexion prenne. Aucune séquence ne marche à coup sûr, et la mise à jour du boîtier n'a pas réglé le problème.
L'application a un autre défaut, plus gênant encore : elle ne fonctionne pas du tout sans le boîtier. Si le boîtier est éteint, l'app plante d'abord sans le moindre message. Au redémarrage, elle reste bloquée sur un écran d'erreur qui demande de mettre le téléphone et le boîtier sur le même réseau Wi-Fi, avec pour seules options « Réessayer » ou « Réinitialiser l'app ». Il n'existe aucun mode hors ligne : impossible de parcourir le catalogue loin du clavier, par exemple pour se préparer une petite sélection de morceaux dans le bus avant la séance du soir. Ce sont ces blocages et un plantage de l'application qui nous avaient fait décrocher, et nous avions mis le Piano LED Plus de côté.

Nous l'avons ressorti pour ce test avec la version actuelle de l'application, dont l'interface a été refaite. Les captures de cet article en sont issues.
Une fois connecté, la bande LED suit bien
Passé cet obstacle, le système fait ce qu'on attend de lui. Les LED s'allument au-dessus des bonnes touches et suivent le jeu sans décrocher : la bande répond au doigt et à l'œil. Première impression tout de même, avec les réglages d'origine, l'ensemble fait un peu sapin de Noël ; il faut passer par les paramètres de l'application pour régler l'affichage à son goût. La vidéo ci-dessous a été filmée sur notre PSR-S910.
Le rendu des morceaux : très « MIDI »
Côté musique, le résultat déçoit un peu. Les morceaux de l'application sonnent comme des fichiers MIDI basiques, loin de l'enregistrement original, et le tempo proposé est trop lent. Pour un débutant qui déchiffre note à note, la lenteur se comprend ; pour quelqu'un qui veut retrouver le morceau qu'il aime, le plaisir d'écoute en prend un coup.
Les niveaux de difficulté n'y changent pas grand-chose. Même en niveau expert, on s'ennuie assez vite : ce qu'on joue manque de swing, de relief, de ce petit supplément qui fait qu'un morceau sonne bien. On exécute des notes justes plutôt qu'on ne fait de la musique.
Le catalogue et l'abonnement
L'application classe les morceaux par genre et par niveau (débutant, facile, moyen…). Depuis les dernières mises à jour, l'application annonce plus de 5 000 morceaux. Une bonne partie du catalogue est verrouillée et réservée à l'abonnement.

Selon la boutique officielle, le Piano LED Plus est vendu 199 € et donne accès à 50 morceaux gratuits. L'abonnement Premium, qui débloque le reste du catalogue ainsi que des leçons de gammes et d'accords, coûte 9,90 € par mois ou 99 € par an (tarifs relevés fin septembre 2026). Rien n'oblige à s'abonner, mais avec 50 titres, on fait vite le tour de l'offre gratuite.
Notre verdict
Le principe fonctionne : une fois connecté, le Piano LED Plus guide correctement les mains sur le clavier, et il le fait aussi sur un clavier arrangeur, pas seulement sur un piano numérique. Mais la connexion capricieuse gâche l'usage au quotidien : un outil censé donner envie de s'asseoir au piano ne devrait pas demander plusieurs tentatives avant chaque séance. Le rendu sonore très MIDI, le tempo lent et des arrangements sans swing limitent aussi le plaisir de jouer, y compris aux niveaux les plus difficiles.
On constate pourtant de vrais efforts de la part de l'équipe. L'interface de l'application a été entièrement refaite depuis notre achat, et les mises à jour apportent des améliorations concrètes : la dernière version ajoute un sélecteur de difficulté directement sur la page de chaque morceau et une recherche plus rapide. Sur Android, la mise à jour publiée en août 2026 annonce aussi une connexion plus fiable et une meilleure détection du boîtier. Nous n'avons pas pu le vérifier : notre test a été mené uniquement sur iPhone, où la connexion restait laborieuse fin septembre. Le produit va dans le bon sens, et nous souhaitons à Piano LED de poursuivre ces efforts, en particulier sur la stabilité de la connexion et de l'application. Nous mettrons ce test à jour au fil des prochaines versions.
- Les plus : guidage LED fiable une fois connecté, compatible avec notre clavier arrangeur, catalogue classé par niveau.
- Les moins : connexion laborieuse même après mise à jour, application qui plante puis se bloque quand le boîtier est éteint (aucun mode hors ligne pour préparer sa séance loin du clavier), bande collée définitivement, rendu des morceaux très MIDI, tempo trop lent, arrangements qui manquent de swing et lassent vite même en niveau expert, une bonne partie du catalogue derrière l'abonnement.
Pour qui : un débutant patient, prêt à passer le cap de la connexion, qui veut jouer ses premières mélodies sans solfège. Pas pour vous si : vous voulez un outil qu'on allume et qui marche, ou si vous travaillez déjà l'interprétation : la bande indique quelles touches jouer, pas comment les jouer.
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