Histoire de piano – SAUTER

Dès 1836, un jeune allemand, apprenti menuisier et originaire de Spaichingen, Johan Grimm, se prend de passion pour la fabrication d’instruments de musique et plus particulièrement de pianos, alors, pour assouvir son désir de construire ces instruments, il s’installe alors à Vienne, en Autriche, chez un certain Andréas Steichen, qui va lui apprendre à fabriquer des pianos.

Pour l’anecdote, Beethoven aimait les instruments produits par l’atelier de Steichen, qui ne tarda pas à devenir un proche. Quant à Nanette Stein, l’épouse de Steichen, elle s’occupait également de la maison de Beethoven, pendant que son mari, dispensait régulièrement des cours de pianos à un certain Mozart.

Comme on le voit, Malgré un emploi du temps déjà très copieux, il prenait également le temps de composer sa propre musique à la manière classique Viennoise, si prisée à cette époque.

Il devait s’écouler plus de six années de formation auprès de Steichen, dans ce qui était alors la capitale de la musique et la fabrication d’instruments avant que Grimm ne revienne dans sa chère ville natale de Spaichigen, plein d’enthousiasme et de savoir-faire, pour entamer la facture de pianos carrés de belle qualité. C’est alors que Carl Sauter, son neveu, qui était aussi le successeur de Grimm fit bâtir un atelier qui allait devenir la véritable manufacture Sauter, qui dès cette époque, employait une douzaine de personnes.

Après le décès soudain de son mentor et à 18 ans à peine, Johan Sauter pris la direction  de la manufacture. Ce dernier se montra brillant et inventif, ayant rassemblé dans d’autres pays, comme l’Amérique, des idées qu’il développa et mit en application pour toujours améliorer ses pianos ; en résultèrent beaucoup de brevets qui furent alors déposés.

Grace à une grande ouverture d’esprit et un amour du bel ouvrage, il délaissa les pianos carrés et commença l’élaboration des pianos forte beaucoup déjà plus comparable à nos pianos actuels. Le succès fût très vite au rendez-vous et la manufacture ne tarda pas à s’agrandir pour pouvoir produire en plus grand nombre des instruments sans cesse et toujours améliorés, si bien qu’au fur et à mesure, la marque Sauter devint rapidement très connue et appréciée à travers toute l’Allemagne.

Le fils de Carl Sauter pris les rênes de l’entreprise dès 1950, il explora encore et toujours d’autres pistes pour améliorer des instruments qui étaient déjà excellents, mais grâce à l’apport de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques, il réussit tout de même à les sublimer. Très vite, il s’agit de pianos modernes, possédants une belle sonorité ainsi qu’un beau meuble, tant et si bien que le monde entier commença à s’intéresser à la marque Sauter.

Dans les années 1970 Carl Sauter, troisième du nom, reprit la tête de l’entreprise familiale et devant la demande toujours croissante il fit construire une usine flambant neuve.

On doit au génie inventif de Sauter une mécanique encore inconnue sur les pianos droits, une mécanique dite à « double échappement » qui permet une répétition rapide et un toucher sensible tout comme la mécanique des grands pianos à queue.

Après le départ de Carl Sauter III en 1993, Mr Otto Hott prit le contrôle de la Sté SAUTER , toutefois en tant que manufacture « historiquement familiale », un membre de la famille Sauter occupa le poste de fondé de pouvoir et grâce aux innovations incessantes et à l’amélioration constante de la fabrication la marque Sauter entra dans l’univers des pianos de prestige droits et queues de concert à la renommée  internationale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *